Briefing : Le conte court (dystopie interdite)

J’ai commencé le cours en vous racontant un conte court de Frederic Brown, nous le terminerons par l’écriture d’un conte court sur votre futur, sur le futur de votre pratique de designer et d’artiste.

Nature du travail : Exercice d’écriture prospective. Format : Une page A4 maximum (environ 500 mots). Sujet : Projetez-vous dans 10 ou 20 ans. Racontez une journée type, un moment de vie ou un projet précis illustrant votre pratique artistique et votre quotidien dans ce futur proche.

Le contexte : Un constat nécessaire

Je donne ce sujet de réflexion depuis de nombreuses années en première année. C’est un exercice qui permet de lier vos aspirations artistiques aux évolutions technologiques et sociétales. Cependant, j’ai observé un glissement inquiétant : au fil des ans, les récits sont devenus massivement sombres. Aujourd’hui, la grande majorité des histoires s’enfonce dans des scénarios catastrophes, des mondes post-apocalyptiques ou des dictatures numériques. Les journaux et la fiction actuelle vous saturent de ces visions, au point de paralyser votre capacité à imaginer autre chose.

La règle : Dystopie interdite

À partir de cette année, j’instaure une contrainte radicale pour ce travail : la dystopie est interdite.

Les solutions aux crises actuelles ne sont pas seulement techniques (calculer son carbone) ou juridiques (l’IA Act). Elles sont avant tout narratives. On ne peut pas changer le monde, on ne peut pas construire un futur, si on est incapable de l’imaginer « guéri ». Si vous ne projetez que des désastres, vous risquez de vous condamner à les subir.

Pourquoi cette contrainte ?

Ce n’est pas de la naïveté, c’est un exercice de gymnastique mentale exigeant.

  • Sortir de la sidération : Il est facile de détruire par écrit ; il est beaucoup plus difficile de construire un modèle désirable.
  • Le pouvoir du récit : En tant qu’artistes et designers, votre rôle est de proposer des visions. Si la technique s’efface (comme nous le voyons avec le vibe coding), il ne reste que votre capacité à raconter des histoires qui font sens.
  • Récupérer notre souveraineté : S’obliger à l’optimisme est un acte de résistance contre la fatalité ambiante.

Votre défi est donc celui-ci : utilisez votre culture, votre sensibilité et les outils numériques actuels pour décrire un futur où votre pratique s’épanouit de manière lumineuse. Proposez-nous un monde dans lequel vous auriez réellement envie de vivre et de créer.

  • Conte court. Une petite histoire de fiction (Ce n’est pas une dissertation).
  • Maximum 2 pages (5000 caractères max espaces compris).
  • Thématique de l’histoire:
    le futur de vos pratiques artistiques (dans 20 ans)
    . Comment elles seront bouleversées, transformées dans les 2 décennies qui approchent ?
  • Ce que le monde (et vous) sera, pourrait être, aurait du être, aura à être, va être, aurait été…
  • Où (en) serez-vous dans 20 ans ? (Où atterrir ?)
  • Tenir compte des mutations technologiques/sociétales. Comment l’intelligence artificielle va changer nos vies?
  • A poster sur le groupe Linkedin en DOC ou DOCX (le format word) pas en PDF (ni en RTF comme je vous l’avais demandé car ce format n’est pas reconnu par Linkedin). Je copie/colle vos texte dans un seul grand fichier et en PDF le copier/coller est compliqué.
  • Indiquer votre nom et prénom à la fin du texte. Ca me permettra de vous identifier si vous utilisez un pseudonyme.
  • Ce travail compte pour 50% de l’évaluation de la plénière.
  • Délais mardi 12 juin 2026 à minuit.

Référence littéraire: Solapunk